Un agriculteur s’est suicidé

Suicide

 

Oui je sais, on est loin de la beauté, du dernier rouge à lèvres à la mode ou que sais-je encore. Bienvenue dans la vraie vie, dans toute sa brutalité.

Hier un agriculteur s’est suicidé, un parmi tant d’autres tu me diras peut-être. C’est vrai, un agriculteur se suicide chaque jour en France, c’est choquant. Celui-ci était un ami de mon amoureux.

Je ne sais pas pourquoi j’en parle ici, j’ai certainement besoin de vider mon sac. Ma première réaction face au suicide, c’est la colère. Contre moi, contre celui qui a choisit de partir, contre tout le monde. Dans ces moments là on se dit toujours que ça aurait pu être évité, qu’il suffisait de demander de l’aide. Malheureusement cette demande est bien souvent muette, et je crois que l’on s’en veut toujours de ne pas avoir vu les signes, de ne pas les avoir cherché.

J’ai passé toute une soirée avec ce jeune homme, nous étions assis l’un à côté de l’autre à un mariage il y a déjà 2 ans. Il m’a parlé de son métier d’agriculteur, à quel point c’était difficile. Je lui ai témoigné toute mon admiration pour les gens qui prennent des chemins aussi difficiles. M’étant moi-même lancée dans la boulangerie, je peux entrevoir ce que c’est de faire un métier difficile physiquement, avec des horaires à la con, du travail de nuit, le dimanche, mais tout ça au salaire le plus bas possible. Pas d’heures de nuit, d’heures sup’, rien. Ca me révolte que ces métiers dont tout le monde a besoin, ces professionnels sur qui absolument tout le monde compte, soient si peu valorisés. Je lui ai demandé s’il songeait à changer de métier, il m’a répondu que c’était aussi sa passion. Mais comme on le sait, la passion peut être destructrice, c’est pour ça qu’elle ne peut durer longtemps. Voilà la seule soirée que j’ai passé avec ce jeune homme qui m’a tout particulièrement attendrie, comme si inconsciemment j’avais senti sa fragilité.

Nous avons tous tendance à être absorbé par notre petit monde, dans la toute petite bulle qui entoure notre quotidien. Mais quand j’apprend ce genre de nouvelle j’ai envie de hurler. S’il te plait, toi qui lis cet article, sois attentif à tous ceux que tu rencontres. Je ne fais pas la morale, j’ai juste besoin de te -de nous- rappeler, qu’on a tous un rôle à jouer dans ce genre de drame.

Les personnes qui veulent réellement mettre fin à leur vie ne sont généralement pas celles qui font le plus de bruit. Les signes de leur détresse seront minimes, voire banals. Quelqu’un qui évoque vaguement des difficultés à son travail est peut-être au bord d’une crise existentielle dont on n’imagine pas l’ampleur. Alors prenons le temps de s’oublier parfois, pour laisser pleine place à l’autre en face, celui qui sème de minuscules particules de douleurs, sans même savoir à quel point il a besoin que quelqu’un les remarque. Il faut un certain courage et surtout un certain recul pour comprendre que la détresse que nous ressentons ne se réglera pas seule. Rares sont ceux qui d’eux-mêmes iront demander de l’aide à l’hôpital le plus proche, à un ami, à un psychologue, à une connaissance.

Les autres sont notre miroir et nous sommes le leur. N’oublions jamais de remplir ce rôle, de faire voir aux autres ce que peut-être ils ignorent sur eux-mêmes. Si quelqu’un évoque un jour des problèmes devant toi, ne l’ignore pas. Même si tu en as toi même, même s’ils te paraissent futiles, même si tu n’as pas le temps. Car ces mots qui te paraissent innocents sont peut-être le dessus d’un iceberg de douleur. Cela ne coûte rien de s’intéresser à la souffrance d’autrui, de dire « Ha bon? Racontes moi », « allons boire un verre ensemble pour en discuter », « je suis là si tu as besoin d’en parler, pour de vrai. », « qu’as tu ressenti à ce moment là? » ou encore « comment tu te sens? ». On n’imagine pas le soulagement qu’une oreille attentive peut offrir, et à quel point c’est rare malheureusement.

Surtout ne culpabilise jamais si un suicide survient autour de toi, la vie est ce qu’elle est et les regrets ne font que déverser des ondes négatives sur le monde. Personne ne nous apprend tout ça à l’école, mais à partir d’aujourd’hui ayons la force de changer nos habitudes, de nous améliorer.

Ouvrir grands nos yeux et nos oreilles est ce que l’on peut offrir de plus beau à ceux qui croisent notre chemin, et ce cadeau peut TOUT changer.

Avec tout mon amour,

Charlie ❤

 

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Noël seuls, fauchés, à l’autre bout du monde

Les guirlandes? on oublie.

La famille? au placard.

Le sapin? on en parle même pas. Enfin si un petit peu quand même.

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Tu te demandes pourquoi je n’écris cet article qu’en février? Chuuuut.

Le truc c’est que cette année on est 2 petits kiwis perdus en Nouvelle-Zélande, loin de notre famille, loin de tout en fait. Ha oui et puis on est pauvre, sinon c’est pas drôle. Tout le mois de décembre on a bossé chacun plus de 60h/semaine, autant te dire que la fatigue extrême dans cette situation c’est un peu la farce de la dinde. On avait donc prévu de ne rien faire du tout, de ne rien dépenser et de faire une soirée totalement comme les autres. Noël sans la famille c’est pas vraiment noël vois tu? Et puis, le jour J approchant, on se sentait quand même un peu tristounet de manquer ce qui jusque là avait rythmé nos années dans la joie et la bonne humeur. Tourner le dos à un truc qui a fait ton bonheur depuis ta première couche culotte, c’est pas si fastoche.

Alors Hugo (qui est l’homme parfait, je te l’avais déjà dis non?) a décidé de me surprendre en me confectionnant l’arbre de noël le plus mignon que la terre ai porté. Regardes moi ça:

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Je veux dire, un mec qui fait ça tu l’épouses sauvagement on est d’accord?

Voilà comment il s’y est prit:

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Voici un patron ultra précis du bazar au cas où tu en aurais besoin un jour, ne me remercie pas.

Partant de là on s’est dit: un si joli sapin sans cadeau c’est quand même triste? hein? ouai. On a donc décidé de se fixer un budget: 150$ chacun (dollar néo-zélandais, on est pauvre rappelle toi). J’ai toujours trouvé ça bizarre de connaître à l’avance le montant de ce que l’on t’offre mais c’était un exercice très rigolo, un vrai challenge et connaître le prix n’a en rien changé le bonheur d’offrir et de recevoir. Et puis au moins aucun risque de craquage noëlique intempestif. Naturellement, on en a déduit qu’un bon repas était de mise dans le cadre d’un noël aussi hype.

Le truc cool quand tu fais noël rien qu’à deux c’est que tu ne te sens pas obligé de te mettre sur ton 31. Du coup nous on a décidé de s’habiller en haut (ça fait illusion quand on est assis à table) et de rester en jogging/pyjama/chaussettes en bas. Vois plutôt la magnifique dégaine d’Hugo:

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Noël au cidre!

En N-Z, la tradition est de manger un jambon braisé, en France du foie de volaille torturée… très peu pour nous. On a décidé de se faire un pêle-mêle de plein de petites choses qu’on aime, sorte d’apéro dinatoire diversifié. On n’avait pas mangé de fromage français depuis si longtemps!!! Je peux vous dire que le goût d’un toast croquant au chèvre caramélisé au miel ou le goût de la fourme d’ambre crémeuse qui fond sur un bon pain aux figues, c’est le VRAI goût de noël. Le goût de dieu même et puis zut j’assume!

xmas

Une gloutonne happy.

Moi aussi j’avais envie de surprendre Hugo alors je lui ai organisé une immense chasse aux trésors (il a du mériter ses cadeaux de noël!) le matin du 25 dans notre tout petit appartement. A chaque cadeau qu’il trouvait, il découvrait une énigme qui devait le mener au prochain cadeau. Certaines énigmes étaient même sous forme de petites vidéos marrantes sur l’ordinateur. BREF il était hyper touché que je me sois donné autant de mal (et encore il n’a pas idée c’est à s’arracher les cheveux ce truc) et il s’est amusé comme un petit fou. Mission accomplie.

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Contre toute attente ce petit noël inattendu et improvisé était formidable, on a adoré l’un comme l’autre. Ce fut un vrai petit oasis de bonheur au milieu d’une vie plutôt frustrante en ce moment. Alors si un noël, un anniversaire ou toute autre fête te tombe sur le coin du pif, profites en à fond quand même, c’est les petits plaisirs simples qui réunis dans la même soirée en font un souvenir over-joyeux. Et puis tu apprécieras encore plus ton prochain noël dans ta famille comme ça… C’est vrai, à force d’avoir toujours tout on en oublie d’être reconnaissant. Non mais dis, sales gosses.

Il suffit vraiment de pas grand chose: un peu de carton, quelques gourmandises, des bougies… Et puis pour les idées de cadeaux pas chers, mes meilleures idées je crois ont été: un bon pour un massage  intégral avec l’huile de massage qui va avec, et des jeux à faire ensemble pour passer du temps tous les deux autrement, s’amuser et oublier un peu nos responsabilités « d’adulte ».

Enfin voilà c’était notre 1er noël en amoureux, dans notre mini-famille à nous. Ca nous a énormément rapproché (pour une raison qui m’échappe) et je ne l’échangerai pour rien au monde.

Gros bisous à tous ceux qui sont loin de leur famille

Charlie ❤︎

Les pensées positives: Mars 2016

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J’avoue que je suis assez fière de cette photo!

 

1er mars
Plaaaaaage!! Ca faisait tellement longtemps que je n’y étais pas allée! Le bonheur…
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Mercredi 2 mars 2016
Mon amoureux m’a fait des crêpes aujourd’hui. Je ne sais pas ce que j’aime le plus: le fait qu’il fasse ça pour moi, qu’un homme qui fait des crêpes c’est quand même sacrément adorable, l’odeur de pâte à crêpe dans tout l’appart ou – soyons direct – le goût de la crêpe au nutella qui se répand dans ta bouche…. haaaaa….
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