Se remettre en forme! (ou pas…)

Ouai ouai ouai je te vois derrière ton écran avec ton petit air coupable, ton corps qui ne trouve pas grâce à tes yeux et tes excuses bien ficelées !

Bon par contre, la culpabilité n’est pas acceptée dans mon espace vital, donc merci de la laisser de côté avant d’entrer ici. Ou dans tes chiottes que tu prendras le soin de flusher ensuite.

Remettre en forme

Je pourrais faire un blog dédié entièrement à la culpabilité et au culte de haine que je lui voue mais ce n’est pas le sujet du jour.

Aujourd’hui j’aimerais parler de l’hippopotame dans la pièce (remix de l’expression « the elephant in the room »), celui qui se tient entre le désespoir du corps flasque et le bonheur du corps rêvé de beaucoup de personnes. Cet hippopotame n’épargne aucun sexe, aucune tranche d’âge. C’est l’animal de compagnie non-désiré qu’on se trimballe avec l’espoir de s’en débarrasser et dont on prend grand soin. Contradictoire ? Bienvenue dans l’espèce humaine. Personnellement, je suis la maîtresse des hippopotames, le mien est le plus énorme du monde, je m’applique à l’engraisser et l’entretenir depuis bien longtemps.

En gros : nous sommes nombreux à avoir envie d’accéder à un corps qui se rapprocherait davantage de notre idéal, mais on a toujours toutes sortes de raisons pour ne surtout pas s’y mettre.

Reprenons le sujet dans le contexte du début de la genèse du pourquoi de cet article. Pour ma part, je me trouve des excuses depuis janvier 2015 pour laisser mon corps partir à la dérive. Ça a commencé par une période difficile, ça a continué avec un hiver gris et pluvieux, ça s’est enchainé par une vie à Paris, puis un boulot trop difficile physiquement et enfin cela perdure en beauté par une flemme continue.

Au début on en parle à nos proches, en se disant qu’avec des témoins ça va nous motiver, qu’on a une réputation à tenir, qu’ils vont bien voir ce qu’ils vont voir, qu’on va recevoir des encouragements, et tout et tout. Et puis à force de repousser l’échéance de la mise en action de toutes ces belles paroles, on finit par se dire qu’il vaut mieux ne rien dire à personne, pour ne pas se taper la honte si finalement on ne change rien du tout à sa vie. Et enfin, pour couronner le tout, puisque personne ne s’attend à quoi que ce soit de moi de toute façon, ça ne changera rien que je commence seulement la semaine prochaine… ou celle d’après. La cham-pionne toutes catégories je te dis ! N’essaye même pas tu ne m‘arriveras jamais à la cheville niveau excuses bidons.

Ces derniers temps pourtant, je dois avouer que la vie m’a donné du fil à retordre dans le domaine. Je viens d’arriver dans un tout nouveau pays, je n’ai pas encore le droit d’y bosser et n’y ait aucune famille/connaissance donc mon temps est à 100% pour moi. Il fait plutôt beau, la température est idéale, le cadre est parfait pour le sport. MAIS, je suis une battante, je ne me laisse pas faire comme ça par le bon sens ! Si tu me croyais faible tu t’es fourré le doigt dans l’œil, j’ai plus d’une excuse dans mon sac de sport !! Voici donc mes dernières pépites :

« J’attend lundi. »

Oui parce que c’est bien connu, les grandes révolutions doivent toujours débuter un lundi?! A vrai dire j’ai toujours fais ça, et je n’ai pas la moindre foutre idée de si je suis la seule ou non. Note que cette excuse a l’énorme avantage d’être valable 6 jours sur 7.

« Ca ne sert à rien de commencer tant qu’on a des cochonneries dans les placards! Pfff nan mais franchement… »

Celle-ci est une de mes préférées. Car en plus d’inviter à la glande pour une journée supplémentaire, elle t’autorise en plus à te goinfrer telle une truie à la sortie d’une guerre civile particulièrement rude.

Anecdote du jour bonjour :

pizza
Cher lecteur, j’espère que tu noteras combien j’ai donné de ma personne pour poster cette photo. Merci d’avance. 

Aujourd’hui avec monsieur Bulle on devait tout changer, commencer à manger sain et compagnie. MAIS : il restait des gâteaux dans le placard. La faille ultime dans le plan du dieu du sport qui avait décidé de s’occuper de mon cas. Haha dans ta face mec ! Ben oui parce que quitte à manger mal le matin (pour finir les gâteaux hein il faut suivre), autant se commander des pizzas le soir. Tu ne vois pas le rapport ? C’est pourtant clair, je ne pense pas avoir réellement eu le choix si ? Une fois que ta journée alimentaire est foutue en l’air par 4 biscuits, tu ne va pas rajouter une salade par dessus toutes ces saletés, c’est inutile. Autant aller au bout du vice et profiter d’une journée « qui ne compte pas », ça aura peut-être au moins le mérite de te dégoûter et t’aider à faire ton deuil.

« Je ne fais pas de sport si j’ai mangé trop mal dans la journée, je vais avoir mal au ventre. »

Ben oui à quoi t’attendais tu ? Au combo gâteaux/pizza/footing ? hahaha mais quel enfant naïf tu fais. Pour moi c’est tout ou rien. Sois je me donne à fond, soit je ne fais AUCUN effort. Il paraît que c’est typique des béliers. Oui, même l’astrologie entre en jeu pour renforcer mes excuses moisies. Cas désespéré, mesure désespérée. Rien ne m’arrête, RIEN.

Mais aujourd’hui, oui aujourd’hui est un grand jour, un jour maudit : je n’ai plus AUCUNE excuse. Mon hippopotame a foutu le camp, j’ai dû laisser le portail ouvert… Fichtre !

Charlie ❤︎

ps: histoire de remettre les choses à niveau, il me semble juste de te demander quelle est TA meilleure excuse pour ne pas en glander une. Si tu es une personne bienveillante, je suis sûre que tu donneras un peu de ta personne pour que je me sente moins mal. Cordialement.

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