Danser en Transylvannie (suite)

Hello cher lecteur! Comme tu m’as manqué! Laisses moi te raconter aujourd’hui la suite de mes aventures folkloriques dans les Carpates…
Mais tout d’abord: Pour lire la première partie de mon épopée bucolique et endiablée clique ICI !

 Je ne pensais pas avoir un jour la chance de pouvoir voyager dans un train à l’ancienne, avec des fenêtres qui s’ouvrent et la possibilité d’y passer sa tête!! Moi qui adorait déjà le train…là je suis carrément fan.


 

Ne nous juge pas trop durement, c’était un très très long trajet….
Enfin arrivées au village, sous la pluie. Cette humidité pénétrante n’entache en rien notre joie.
L’endroit est fabuleux, nous sommes dans un petit village cerclés de collines verdoyantes, digne d’un décor du seigneur des anneaux. Tout est un peu rustique, la modernité ne semble pas être arrivée jusqu’ici! La durée du trajet en train l’aura surement découragée.
C’est vraiment comme ça que je m’imaginais les Carpates. Cette ambiance bleutée et brumeuse, ces forêts touffues à perte de vue dans lesquelles peut se cacher n’importe quelle créature légendaire. Oui, je m’attendais à voir débarquer un vampire d’un instant à l’autre! A la tombée de la nuit le décor avait tendance à me faire froid dans le dos!!
Nous découvrons la pièce tapissée de matelas dans laquelle nous « dormirons » les prochains jours. C’est en réalité une salle de classe vide, vacances scolaires oblige.
« Nous ne sommes pas là pour dormir, nous sommes là pour faire la fête! »
C’est un joyeux bordel, parfois odorant, toujours bruyant, mais c’était notre chez nous pendant ces quelques jours, et j’étais toujours heureuse de retrouver « mon lit » après une journée bien remplie. D’ailleurs, j’ai compris une chose concernant la vie en communauté (très) rapprochée: les boules quiès, aussi inconfortables et douloureuses soient-elles, sont tes meilleures amies.
Les délires du soir sur fond de fatigue extrême…
Je ne vais pas me lancer ici dans une description détaillée de ces quelques jours heures par heures, j’imagine que tu as d’autres chats à fouetter et moi aussi. (Bien que si je te surprend à fouetter réellement un chat, tu es un lecteur mort.)
Mais voilà en gros, le déroulement d’une journée type:
Le matin: petit déjeuner à 8h30, on fait la queue-leu-leu avec nos couverts et un morceau de pain et les gens de la bouffe nous donnent une assiette garnie de choses et d’autres, de denrées plus ou moins mystérieuses et chaque jour différentes…
Le matin de 9h à 12h: Cours de danse. 
Au bout des flèches en rouge c’est moi qui essaye de me fondre dans la masse… sans grand succès certes.
Le midi: même format de repas que le matin
Re-cours de danse pendant 2h
– Repas
– 20h spectacle/démonstration de danseurs pros
– 21h: Fête et danse tous ensemble dans la grande salle sur fond de musique live pendant 5h!
 Suite à la première partie de mon article je tiens à préciser que OUI, un mec qui tape du pied par terre c’est franchement viril. J’ai été débile d’avoir ri à un fait qui me parait aujourd’hui d’une évidence inébranlable. Oui les mecs en pantalons moulants, petits costumes typiques et chaussures vernis qui tapent du pied par terre sont virils et impressionnants et incroyablement cools. D’ailleurs les ados du coin ont vraiment leur idée propre de ce qui est swag et c’est à l’opposé des idées de chez nous. Je kiffe les ados d’ici.
– 2h du mat’: l’heure de l’hygiène.

 

Le tout parsemé de quelques temps de pauses que l’on aura le plus grand bonheur à occuper en flânant dans le village, en achetant des sucreries locales improbables à l’épicerie miteuse du coin et à les dévorer avachies dans l’herbe en refaisant le monde et en riant, à écouter les concerts improvisés qui ont lieu à peu près partout et tout le temps, à s’empiffrer d’épis de maïs grillés et de pop corn et à écouter les cours de flûte mêlés aux discussions qui ont lieu au bar du coin.

 

Le soir pour se doucher vers 2h du mat’ c’était le parcours du combattant. Il fallait marcher un bon moment dans le noir sur une route puis sur des rails et enfin traverser une immense clairière/camping.

C’était… incroyable. Outre le cadre paradisiaque et tellement exotique pour moi, fille des îles, les gens, l’ambiance, TOUT était parfait.

 

La petite chose (rousse et chinoise à la fois) la plus adorable du monde!

 

C’est le dernier jour, et déjà je regarde avec nostalgie le dernier cours de danse… Je suis épuisée, au bout du rouleau et malade. Les nuits blanches, la chaleur étouffante de la journée suivie du froid glacial de la nuit ont finalement eu raison de moi. Mais ça en valait tellement la peine… J’aurais accepté la lèpre pour avoir le droit de vivre tout ça.

Bilan de mon expérience ici même !!!!!

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Une réaction sur “Danser en Transylvannie (suite)

  1. Pingback: Danser en Transylvanie | Charlie Bulle

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